A côté de la plaque en première période, l'OM a finalement dominé Boulogne (2-0), samedi, à l'occasion de la 17e journée de L1. En attendant le choc Lyon - Bordeaux, dimanche, les Olympiens reviennent à trois longueurs des Girondins.
Il a parfois fallu se pincer pour y croire. Mais nous ne rêvions pas : le spectacle offert samedi en première période par l'OM et Boulogne fut digne du ventre mou de la L2. L'OM a balbutié son football et ne s'est montré dangereux qu'une seule fois lors des 45 premières minutes, sur une frappe de Cheyrou détournée par Bédénik (39e). Edifiant pour un candidat au titre de champion de France. Et ultra-alarmant pour un prétendant au maintien. Mais ce qui est explicable pour Boulogne - sans Thil, cette équipe n'est pas taillée pour l'élite - ne l'est pas pour l'OM. Certes, la débauche d'énergie des Marseillais face au Real mardi a bien alourdi leurs jambes. Certes, Boulogne était venu au Stade Vélodrome pour bétonner, mais c'est (très) largement insufisant pour expliquer le manque de conviction et d'application de l'équipe de Didier Deschamps, pendant 45 minutes.
Heinze à nouveau décisif
Déjà double buteur en C1, Gaby Heinze a eu le mérite samedi de réveiller le Vélodrome en ouvrant le score de la tête, à la 48e minute. L'international argentin a inscrit son deuxième but en Championnat, après celui importantissime inscrit face au PSG lors du clasico le 20 novembre. Auteur également de belles interventions défensives (81e), l'ex-Parisien s'affirme progressivement comme l'un des patrons de l'équipe. L'exemple à suivre. Un autre défenseur, Taye Taiwo a permis à l'OM de creuser l'écart sur penalty (54e) et de s'offrir une fin de rencontre paisible.
Que vaut l'attaque sans Niang ?
L'un des enjeux de cette rencontre était de voir comment le secteur offensif se comportait en l'absence de Niang. La réponse est claire : sans l'international sénégalais, l'OM manque cruellement de percussion. Brandao a fait du Brandao, c'est à dire du brouillon, des kilomètres de course pour du «jamais décisif». Lucho a lui aussi fait du Lucho, en deux mots : intelligent mais toujours trop lent. Entré à la place de Mbia à la 57e minute, Ben Arfa a quant à lui eu le mérite de mettre un peu le feu dans la défense boulonnaise, obtenant quelques bons coups-francs et provoquant même l'expulsion d'Adefimi (89e). Evidemment, tout n'est pas parfait, mais l'ex-Lyonnais a prouvé qu'il méritait clairement sa chance.
La pression est sur Bordeaux
Quoiqu'il en soit, même si dans le jeu les Olympiens sont encore loin du compte, il se pourrait qu'ils aient réalisé l'affaire comptable du jour. Provisoirement deuxièmes au classement, les Phocéens ont retrouvé le sourire après leur élimination en C1. A seulement trois points des Girondins - en attendant le choc Lyon-Bordeaux dimanche - et avec un match en retard à disputer face à Sochaux, la bande à Mandanda reste plus que jamais à l'affût. Les trois premières places risquent d'être très chères cette année.
Bon résumé